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	<title>Sauvons les auteurs morts qui n&#039;avaient pas la télé &#187; GAUTIER Théophile</title>
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<title>Sauvons les auteurs morts qui n&#039;avaient pas la télé</title>
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		<title>Récits fantastiques</title>
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		<pubDate>Wed, 16 Apr 2008 16:33:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nibelheim</dc:creator>
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		<category><![CDATA[GAUTIER Théophile]]></category>
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		<description><![CDATA[Auteur: Théophile Gautier 1ère édition : Recueil posthume Ma note : Critique : Dans ce recueil, se succèdent divers courts récits, écrits d&#8217;une main de maître, dans une langue parfaitement maîtrisée. Difficile de donner un quelconque résumé de ces œuvres au pluriel, où pourtant se retrouve le motif de la femme morte, des objets animés, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft alignnone size-medium wp-image-59" style="float: left; border: 1px solid black; margin-left: 5px; margin-right: 5px; margin-top: 0px; margin-bottom: 0px;" title="recitsfantastiques" src="http://classiques.bibliofolie.com/wp-content/uploads/2008/04/recitsfantastiques-181x300.jpg" alt="récits fantastiques gautier" width="163" height="208" /><strong>Auteur</strong>: Théophile Gautier<strong></strong><em></em><br />
<strong>1ère édition</strong> : Recueil posthume<br />
<strong>Ma note </strong>: <img class="alignnone size-medium wp-image-18" title="coeur01" src="http://classiques.bibliofolie.com/wp-content/uploads/2008/04/coeur01.png" alt="coupdecoeur" width="80" height="15" /></p>
<p><strong>Critique : </strong></p>
<div style="text-align: justify;">Dans ce recueil, se succèdent divers courts récits, écrits d&#8217;une main de maître, dans une langue parfaitement maîtrisée. Difficile de donner un quelconque résumé de ces œuvres au pluriel, où pourtant se retrouve le motif de la femme morte, des objets animés, ou des êtres sortant de leur tableau. L&#8217;humour ou la mélancolie ne sont pas absents de cette mosaïque d&#8217;histoires courtes, où l&#8217;étrange demeure toujours, et dans toutes ses nuances. L&#8217;auteur réussit à nous prendre doucement par la main et à nous emmener dans son époque. Ou dans d&#8217;autres univers : chambres baroques, costumes à la française, vieille Italie, ou plus loin encore, dans l&#8217;antique Orient et ses effluves d&#8217;encens. C&#8217;est la femme, la belle disparue, qui nous y emmène, dans son étrangeté de fantôme ravissant, vision palpable à la froide peau de serpent et au regard brillant; présente mais néanmoins inaccessile. L&#8217;oeuvre semble hantée toute entière par cette question de la mort et de l&#8217;éternité. Bonheur inaccessible, car l&#8217;homme aime à chaque fois un belle disparue, une belle qui s&#8217;évapore ; née de ses rêves d&#8217;opium, de ses fantasmes d&#8217;artiste. Mais au réveil, comme une trace soudaine qui laisse planer le doute, malgré tout. Et on a envie d&#8217;y croire, à cette jolie jeune fille, succube, willi ou vision diaphane &#8230; et presque inoffensive.</div>
<div style="text-align: justify;"></div>
<div style="text-align: justify;"></div>
<div style="text-align: justify;">Un livre qui nous emporte, nous aussi, dans cette ivresse des autres mondes, qui nous laisse au coin des lèvres ce petit sourire amusé et triste à la fois. L&#8217;on se surprend nous aussi à rêver à notre propre fantôme à nous, avant de nous rappeler que, décidément, au XXIème siècle, cela ne se fait plus &#8230; J&#8217;ai lu ce livre sous une brise douce et un soleil brillant, mais je me suis crue dans ces longues soirées d&#8217;hiver enveloppées de brume. Les descriptions nous font palper des objets insolites et embrasser des rêves immatériels. C&#8217;est dans des moments comme ça que l&#8217;on se dit qu&#8217;écrire, c&#8217;est finalement être magicien.</div>
<div style="text-align: justify;">
</div>
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