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	<title>Sauvons les auteurs morts qui n&#039;avaient pas la télé &#187; FLAUBERT Gustave</title>
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<title>Sauvons les auteurs morts qui n&#039;avaient pas la télé</title>
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		<title>Madame Bovary</title>
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		<pubDate>Wed, 06 Aug 2008 14:22:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nibelheim</dc:creator>
				<category><![CDATA[FLAUBERT Gustave]]></category>
		<category><![CDATA[Francophone]]></category>
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		<category><![CDATA[XIXe siècle]]></category>
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		<description><![CDATA[Auteur : Gustave Flaubert Titre original : Madame Bovary, Moeurs de province 1ère édition : 1857 Ma note : Résumé : Ce roman de près de 400 pages se résume vite : Emma est une jeune femme dévorée d&#8217;idéaux et de rêves, mariée à un homme commun, vivant dans un bourg normand. Et elle crève [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-medium wp-image-96" style="border: 1px solid black; margin: 0px 3px;" title="bovary" src="http://classiques.bibliofolie.com/wp-content/uploads/2008/05/bovary.jpg" alt="" width="121" height="198" /><strong>Auteur : </strong>Gustave Flaubert<br />
<strong>Titre original</strong> : <em>Madame Bovary, Moeurs de province</em><br />
<strong>1ère édition</strong> : 1857<br />
<strong>Ma note : </strong><img class="size-medium wp-image-18" title="coeur01" src="http://classiques.bibliofolie.com/wp-content/uploads/2008/04/coeur01.png" alt="coupdecoeur" width="80" height="15" /></p>
<p><strong>Résumé : </strong></p>
<p>Ce roman de près de 400 pages se résume vite : Emma est une jeune femme dévorée d&#8217;idéaux et de rêves, mariée à un homme commun, vivant dans un bourg normand. Et elle crève d&#8217;ennui.</p>
<p><strong>Mon avis : </strong></p>
<p>C&#8217;est s&#8217;attaquer à un monument que de parler de<span style="font-weight: bold; font-style: italic;"> Madame Bovary</span> &#8230; Flaubert fait un roman sur l&#8217;ennui, sur la médiocrité, sur le banal quotidien qui se traîne inexorablement, sans mouvement ni sursaut. C&#8217;est le cas de le dire : le thème n&#8217;a rien de bien palpitant ; pourtant, l&#8217;œuvre tient bon, grâce à sa composition sans faille, élaborée méticuleusement ; à la richesse des personnages, nombreux et tous dotés d&#8217;une intériorité ; enfin grâce à cette écriture tant travaillée, résultat d&#8217;un véritable travail d&#8217;orfèvre. En lisant Flaubert, le lecteur peut se pencher sans remords sur le texte : il sait qu&#8217;on n&#8217;a rien laissé au hasard, que chaque phrase est finement polie et ciselée. Il peut aussi se laisser porter par la grande fluidité de style, et suivre le destin d&#8217;Emma Rouault devenue Madame Bovary, dans sa médiocrité et son tragique.</p>
<p>Cette jeune femme, d&#8217;un bout à l&#8217;autre du roman, se morfond. En quête d&#8217;absolu, nourrie de lectures romanesques et de gravures romantiques, prête à tout pour fuir le réel, elle se perd dans ses illusions. Jeune fille, elle songe avec délices à l&#8217;amour qu&#8217;elle connaitra et aux joies du mariage. Mariée à un officier de santé assez balourd, un certain Charles Bovary, elle regrette sa jeunesse insouciante au couvent, un amour perdu ou pas encore trouvé. Accoudée à sa fenêtre<span style="font-size: 100%;"> (<span style="font-style: italic;">&#8220;la fenêtre, en province, remplace les théâtres et la promenade</span>&#8221; glisse Flaubert dans une parenthèse), elle guette désespérément le bonheur, l&#8217;amour et l&#8217;aventure. Cependant, ses attentes et ses espoirs se heurtent violemment à la réalité de la société du XIXème siècle, plus généralement à la réalité morne du quotidien. Emma n&#8217;est d&#8217;ailleurs pas la seule à suivre de telles chimères : beaucoup de personnages sont au final des &#8220;<span style="font-style: italic;">Madame Bovary</span>&#8220;, chacun à leur façon. Il y a surtout Léon, l&#8217;un des amants, perclu </span><span style="font-size: 100%;">lui aussi </span><span style="font-size: 100%;">de rêveries romanesques. Leur première conversation, à l&#8217;arrivée à Yonville des Bovary, véhicule les derniers clichés du romantisme, entre les couchers de soleil sur la plage et le sublime des paysages de montagne &#8220;<span style="font-style: italic;">qui vous élève l&#8217;âme</span>&#8220;. D&#8217;un tempérament faible et assez enclin à la soumission, (beaucoup plus d&#8217;ailleurs que Madame Bovary) il se rangera, mettra au placard ses idéaux en épousant une Mlle Leboeuf, au nom délicieusement prosaïque. Difficile d&#8217;évoquer toute la galerie de personnages que convoque Flaubert : tous, jusqu&#8217;au petit figurant, ont leur petite particularité qui les rend potentiellement intéressants. Entre Rodolphe, Don Juan de campagne sans grande envergure ; Bournisien, tenant du discours religieux sourd aux exclamations du dehors ; ou encore Homais, ce pharmacien dévoré d&#8217;ambition, héraut d&#8217;un langage révolutionnaire et philosophique dénaturé, mal compris, repris par les bourgeois en mal de pouvoir, rejetant la religion en bloc par angoisse de la mort pour se tourner vers le scientisme, envahissant, omniprésent &#8230; On ne sait plus trop où donner de la tête. Toujours est-il que toutes ces figures, de la plus présente à la plus insignifiante, nous disent quelque chose de l&#8217;époque et de ses mentalités, quelque chose de l&#8217;homme (d&#8217;hier comme d&#8217;aujourd&#8217;hui) et de ses comportements.</span></p>
<p>Dans cet ou<span style="font-size: 100%;">vrage où le style est d&#8217;une incroyable fluidité et où l&#8217;on peut se laisser porter sans presque y porter attention, le lecteur se doit d&#8217;être un peu vigilant. En effet, il doit souvent se débrouiller par lui-même, </span><span style="font-size: 100%;">le narrateur demeurant curieusement absent au fil de l&#8217;histoire, n&#8217;apparaissant que pour nous livrer de courts commentaires de temps à autres (discrètement!).</span><span style="font-size: 100%;"> Il s&#8217;agit d&#8217;un roman à construire pour chacun d&#8217;entre nous, l&#8217;auteur-narrateur rechignant à nous prendre par la main pour nous guider au sein de son histoire. Ce dernier préfère rester muet, exposer la situation, parfois assez froidement, sans jugement de valeur, sans grandes indications, laissant ainsi le lecteur tirer ses propres conclusions. Les pistes sont nombreuses, il n&#8217;y a pas à dire, mais les silences aussi. D&#8217;ailleurs, cela vaudra à Flaubert un procès, la justice contemporaine jugeant le roman immoral car il n&#8217;y avait aucune condamnation explicite, aucun personnage positif pour donner l&#8217;exemple face à la vie d&#8217;Emma Bovary &#8230;<br />
</span></p>
<p><span style="font-size: 100%;"><br />
</span><span style="font-size: 100%;"><span style="font-weight: bold; font-style: italic;">Madame Bovary</span> est un roman beaucoup lu, beaucoup cité, que ce soit dans le cadre scolaire, dans la blogosphère littéraire, &#8230; Et le livre en souffre parfois. Peut-on vraiment s&#8217;identifier au personnage d&#8217;Emma et en tirer plaisir ? Quelles étiquettes coller sur la couverture du roman sans trop la dégrader ? Une chose est certaine, cependant : pas de réel <span style="color: #663300;">romantisme</span> chez <span style="font-style: italic; font-weight: bold;">Madame Bovary</span>. L&#8217;ouvrage</span><span style="font-size: 100%;">, qui se construit justement en opposition à cette littérature, </span><span style="font-size: 100%;"> </span><span style="font-size: 100%;">en dénonce l&#8217;image pervertie et stéréotypée qui circule</span><span style="font-size: 100%;"> à l&#8217;époque. <span style="color: #663300;">Réaliste</span>, alors ? Il ne faut pas oublier que Flaubert a toujours refusé cette qualification. Il y a une part de réalisme dans cette œuvre, par l&#8217;importance de la documentation rassemblée par l&#8217;auteur, par certaines descriptions notamment des lieux, par le soin apporté à la représentation d&#8217;une couche sociale et de son quotidien. On peut penser au comice agricole auquel a assisté Flaubert pour le chapitre VIII de sa Deuxième partie (il dit même en être revenu &#8220;<span style="font-style: italic;">mort de fatigue et d&#8217;ennui</span>&#8220;) ou encore aux traités médicaux qu&#8217;il a lus pour l&#8217;épisode du pied bot ! Malgré cela, le roman dépasse de loin cette qualification. Les descriptions, fort nombreuses et parfois longues, ne servent pas uniquement à rendre compte d&#8217;une réalité qu&#8217;il s&#8217;agirait de décrire le plus fidèlement possible. Dans les premières pages, la grande description de la casquette de <span style="font-style: italic;">Charbovary</span> <span style="font-weight: bold; font-style: italic;">*</span> ne permet pas un instant de visualiser l&#8217;objet et symbolise bien plus le ridicule du personnage (qui par ailleurs doit pour punition conjuguer le verbe &#8220;<span style="font-style: italic;">ridiculus sum</span>&#8221; &#8230;).</span></p>
<p><span style="font-size: 100%;"><br />
</span><span style="font-size: 100%;">En tout cas, je suis certaine d&#8217;une chose : c&#8217;est que je peux d&#8217;ores et déjà dire que <span style="font-style: italic; font-weight: bold;">Madame Bovary</span> figure parmi les meilleurs romans que j&#8217;aie jamais lus. </span><span style="font-size: 100%;">Œuvre noire et pessimiste, contant le destin tragique d&#8217;une femme dans la société du XIXème siècle, elle n&#8217;est pas dépourvue d&#8217;humour : la violence de la satire, le ridicule des situations confèrent à ce livre un certain grotesque.</span><span style="font-size: 100%;"> </span><span style="font-size: 100%;">Magistralement écrit et d&#8217;une richesse incroyable, il peut nous amener vers une réflexion sur nous-même et sur le monde qui nous entoure, même aujourd&#8217;hui. Surtout aujourd&#8217;hui.</span></p>
<div style="text-align: right;"><span style="font-size: 100%;"> A découvrir et à redécouvrir !</span></div>
<div style="text-align: center;"><span style="font-size: 100%;">*<span style="font-weight: bold;"> Le grand défi Charbovary</span> : Voilà le type même de l&#8217;anti-description ! Si quelqu&#8217;un parvient à visualiser précisément l&#8217;objet en question, je lui donne un<strong> chocolat </strong>:</p>
<p></span></div>
<p><span style="font-size: 100%;"><span style="font-size: 85%;"><span style="font-style: italic;">&#8220;C&#8217;était une de ces coiffures d&#8217;ordre composite, où l&#8217;on retrouve les éléments du bonnet à poil, du chapska, du chapeau rond, de la casquette de loutre et du bonnet de coton, une de ces pauvres choses, enfin, dont la laideur muette a des profondeurs d&#8217;expression comme le visage d&#8217;un imbécile. Ovoïde et renflée de baleines, elle commençait par trois boudins circulaires ; puis, s&#8217;alternaient, séparés par une bande rouge, des losanges de velours et de poils de lapin ; venait ensuite une façon de sac qui se terminait par un polygone cartonné, couvert d&#8217;une broderie en soutache compliquée, et d&#8217;où pendait, au bout d&#8217;un long cordon trop mince, un petit croisillon de fils d&#8217;or, en manière de gland. Elle était neuve ; la visière brillait.&#8221;</span></span></span></p>
<p style="text-align: right;">;)</p>
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		<title>Madame Bovary</title>
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		<pubDate>Fri, 09 May 2008 18:45:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>valeriane</dc:creator>
				<category><![CDATA[FLAUBERT Gustave]]></category>
		<category><![CDATA[Francophone]]></category>
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		<description><![CDATA[Auteur : Gustave Flaubert 1ère édition : 1857 Ma note :  Résumé Voici un grand classique (ou plutôt romantique, si on parle du genre) incontournable, qui n&#8217;est pas barbant à lire (pour les plus réticent&#8230;) Emma est une jeune femme, nourrie de romans à l&#8217;eau de rose où sont mis en scène des histoire d&#8217;amour, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://classiques.bibliofolie.com/wp-content/uploads/2008/05/bovary.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-96" title="bovary" src="http://classiques.bibliofolie.com/wp-content/uploads/2008/05/bovary.jpg" alt="" width="148" height="240" /></a><strong>Auteur</strong> : Gustave Flaubert<br />
<strong>1ère édition</strong> : 1857<br />
<strong>Ma note</strong> :  <a href="http://classiques.bibliofolie.com/wp-content/uploads/2008/04/4.gif"><img class="alignnone size-medium wp-image-15" title="4" src="http://classiques.bibliofolie.com/wp-content/uploads/2008/04/4.gif" alt="" width="70" height="15" /></a><br />
<strong>Résumé</strong><em></em></p>
<p><em>Voici un grand classique (ou plutôt romantique, si on parle du genre) incontournable, qui n&#8217;est pas barbant à lire (pour les plus réticent&#8230;)<br />
Emma est une jeune femme, nourrie de romans à l&#8217;eau de rose où sont mis en scène des histoire d&#8217;amour, des drames, et une fin à la « ils vécurent heureux et eurent plein d&#8217;enfants&#8230; »<br />
Et c&#8217;est justement ce genre de vie qu&#8217;elle espérait avoir en épousant Charles Bovary. Une vie trépidante, romantique à souhait, une passion débordante&#8230; Malheureusement, sa vie conjugale ne se passe pas vraiment comme elle l&#8217;imaginait. C&#8217;est juste une petite vie toute simple, mais pas comme on en lit dans ses romans préférés. Elle va donc tout mettre en oeuvre pour en changer et la rendre plus intéressante à ses yeux&#8230; mais faut-elle le bon choix ?</em></p>
<p><strong>Mon avis</strong><br />
Ce roman raconte la vie d&#8217;une femme qui ne fait pas la distinction entre la vie et la fiction. Pour elle, le rêve fait partie de la réalité quotidienne, et bien évidemment, elle ne comprend pas pourquoi sa vie ne se déroule pas comme dans ses bouquins. Ce qui ressort de ce flou entre la « vraie vie » et le fiction, est bien sûr de la souffrance et de la tristesse.<br />
Je vous conseille vivement ce bouquin, car il en est de ceux qu&#8217;on ne peut pas ne pas lire!</p>
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