Catégorie: DOSTOÏEVSKI Fédor

Les frères Karamazov

Auteur : Fédor Mikhailovitch Dostoïevski
Titre original : Bratia Karamazovy
1ère édition : 1880

Ma note : Abandonné

Résumé :
Il y a le père, Fiodor Pavlovich, riche, malhonnête et débauché, et ses trois fils légitimes : Mitia, impulsif, orgueilleux, sauvage ; Yvan, intellectuel, raffiné, intransigeant ; Aliocha, sincère, pieux, naïf. Et puis il y a le fils illégitime, Smerdiakov, libertin cynique vivant en serviteur chez son père. L’un d’eux sera parricide. Roman complet et flamboyant, Les Frères Karamazov rassemble une intrigue policière, plusieurs histoires d’amour, des exposés théologiques et métaphysiques éblouissants et des personnages inoubliables déchirés par leurs conflits intérieurs. Sans doute le chef-d’œuvre de Dostoïevski. Avec cette publication se conclut également l’immense entreprise de retraduction des romans de Dostoïevski entamée il y a plus de dix ans par André Markowicz.

Mon avis :

Voilà bien 3 semaines que je traîne les Frères Karamazov. Emploi du temps, épaisseur du pavé, autant de facteurs qui ne font que ralentir mon rythme. Mais qu’en est-il de ma motivation ? Cette traduction parues aux éditions Babel nous est présentée d’emblée comme LA traduction, l’ultime et l’idéale, la plus fidèle au texte de Dostoïevski. Soit, je veux bien le croire, le traducteur a du suer sang et eau pour pondre sa version. Malgré tout, on dirait que globalement il en a oublié son français, à force de vouloir coller au texte original. À moins que le russe ne soit pas traduisible. Je ne sais pas. Toujours est-il que des phrases d’un autre monde telles que “brusquement, il se leva, soudain“, ou bien “des regards tendres mais chaleureux“, moi, au bout de 800 pages (sur 1300 environ) je ne peux plus !

Un peu ça va, mais ce style complètement farfelu me sort par les yeux, c’est lourd, artificiel, pénible et désagréable à lire sur la longueur. Alors je me fais violence et je passe à autre chose, à mon grand regret, car au bout de ces 800 pages l’action vient juste de commencer….Dommage, car l’histoire et les personnages sont attachants, intéressants et complexes, mais les longueurs, les répétitions, les dialogues qui sont loin d’être naturels, et le style biscornu ont eu raison de ma curiosité et de ma patience. Je le terminerai peut-être un jour, qui sait ?!

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Le double

Auteur : Fédor Mikhailovitch Dostoïevski
Titre original : Dvoïnik
1ère édition : 1846
Ma note :

Résumé :
Un fonctionnaire va devoir affronter son double, un homme à l’opposé de sa propre personnalité qui va le hanter et s’infiltrer chez lui sur son lieu de travail…Entre rêve, hallucination, réalité…?

Mon avis :
Ce livre était dans ma PAL depuis des lustres, j’ai fini par l’ouvrir, en luttant pour ne pas le refermer. L’intrigue est par définition troublante et digne d’intérêt. Les histoires mêlant réalité, fantastique, et semant de préférence le doute, c’est tout à fait mon truc. Toutefois, l’auteur a sciemment fait le choix de faire transpirer l’état d’esprit de son héros, Monsieur Goliadkine, dans son style, et là, on accroche, ou pas. J’avoue que j’ai eu du mal à le finir, d’ailleurs j’ai un peu triché sur la fin et j’ai lu plutôt en biais. J’ai vraiment eu du mal avec ce parti pris, la lecture est devient pénible, les phrases sont saccadées, parfois inachevées, les mots souvent choisis en dépit du bon sens, reflétant parfaitement l’état mental du personnage, la plupart du temps en pleine confusion, hagard ou inquiet. Objectivement, on ne peut qu’applaudir l’idée et la prouesse. Néanmoins, le personnage apparaissant dès les premières pages comme une individu pour le moins perturbé, j’ai eu du mal à douter et pour moi la question de savoir s’il s’agit de la réalité ou pas ne m’a pas trop effleurée, même si certains éléments restent ambigus. Ce que j’ai cru comprendre du dénouement me conforte dans mon interprétation. Personnalité double, schizophrénie, paranoïa, ou double malfaisant, tout à l’opposé de son original, venu le hanter pour le supplanter. Histoire sympathique, personnages torturés, situation de cauchemar, mais un style volontairement schizophrénique qui m’a donné envie de sauter des passages.

Notons qu’il s’agit d’une traduction récente d’André Markowicz, plus fidèle à l’esprit et au style de l’auteur.

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