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Qui et pourquoi ?

Nous sommes avant tout des lecteurs/trices acharnés, aux goûts éclectiques.

quiMais nous aimons aussi les lectures dites “classiques“, celles qui font peur à la plupart des élèves car mal appréhendées dans les écoles.
Nous aimons les œuvres d’auteurs qui passent pour démodés et ennuyeux sous prétexte qu’ils sont morts depuis longtemps et imposés par les profs.
Nous sommes des lecteurs ayant eu la chance de passer au travers des a priori, des préjugés enracinés chez beaucoup d’écoliers et entretenus par un manque de curiosité littéraire et de recul. Beaucoup de personnes affirment ne pas aimer les “classiques” tout en les lisant sans le savoir. Car les “classiques” ne se limitent pas aux 2 ou 3 auteurs charcutés en classe. Ce sont les ancêtres bien portant et encore verts du fantastique, du polar, du romain contemporain…et de tous les autres…

Nous aimons lire de tout, et des auteurs morts aussi…Ne les ignorons pas !

LES PARTICIPANTS…

Madame Charlotte

Admin - France - mail

Quand j’étais petite, non seulement je n’étais pas grande, mais je dessinais beaucoup et regardais la télé. Je ne lisais pas, ça ne me venais pas à l’idée, puisque j’étais trop occupée à regarder Récré A2 et à dessiner en même temps. En CM1, on nous a demandé d’emprunter et de lire des livres qui se trouvaient dans une vieille armoire au fond de la classe. J’avais choisi Les Misérables. Je ne l’ai jamais lu. Je n’ai jamais su non plus pourquoi j’avais choisi ce livre.

L’année d’après en CM2, à 11 ans, après une tentative ennuyée avec La comtesse de Ségur, sans raison apparente, j’ai décidé de lire Jane Eyre, de Charlotte Brontë, puis, encore sous le coup de l’émotion, Paul et Virginie, de Bernardin de Saint Pierre, qui se trouvaient dans la bibliothèque familiale. Désormais habitée par la lecture, j’ai enchainé avec les Balzac de la même bibliothèque. Et ce fut l’engrenage.

À cette époque mon village était encore doté d’une sympathique petite librairie, où je fis mes premiers achats de lectrice. Zola, Hugo, Flaubert, Maupassant, Poe ou Stendhal viennent de là. Stupeur, j’étais déjà droguée. Et comme je ne pouvais pas décrocher de mon ancienne drogue j’ai allié les deux en tenant des carnet de lectures, illustré par mes soins. Malheureusement (ou heureusement pour l’art) je n’ai plus ces cahiers.

Le collège et le lycée n’ont jamais pu me dégoûter des classiques, car j’en lisais déjà avant de mon plein gré, avec joie et délectation. Il faut dire aussi que je n’ai quasiment pas de souvenirs des lectures imposées en 7 ans de secondaire. À part le déprimant et angoissant Jour de congès, d’Inès Cagnati, lu au collège, et l’admirable Pierre et Jean de Maupassant lu au lycée, je ne me souviens d’aucune autre œuvre lue dans ce laps de temps…Elles devaient être passionnantes…

Ainsi, et jusqu’au lycée j’ai surtout lu ce que j’appelais des ‘auteurs morts’, pour découvrir un jour Stephen King, Arthur C.Clarke, Asimov, Pennac, Bradbury, Anne Rice et j’en passe…
Aujourd’hui mes goûts sont très variés, avec une prédilection pour les thrillers (ésotériques ou pas), le fantastique, la SF Hard Science, et une découverte récente de la Fantasy, et toujours les classiques du XIXème..

Mais ici, ce sont des “Classiques” dont nous parlerons…

Corinne

Chroniqueuse - Suisse - mail

corinneUn jour (c’était exactement durant l’été de ses 13 ans) Corinne a pensé qu’il était temps de commencer à lire “des choses pour les grands”. Ayant piqué “Madame Bovary” de l’étagère de sa maman, elle s’en servait, à la plage, comme d’une sorte de bouclier à regards pour passer le plus inaperçue que possible. Ce qui, évidemment, eût l’effet inverse!
Corinne découvrit alors la force paradoxale du roman classique et, intriguée, décida de se lancer dans la torride aventure que fut l’effeuillage de ces pages séculaires (bon, d’accord, c’était des Folio tout neufs…) traitant de sujets vastes et divers, mais surtout de la nature de l’homme, quelque part, vers 1900.
Lors de son exercice de lecture, son absorption particulière et sa moue rêveuse intriguèrent (et continuent d’intriguer) plus d’une personne.

Nibelheim

Chroniqueuse - France - mail

nibel Toute petite, j’étais déjà attirée par les livres, et j’en ai dévoré dès que j’ai su lire correctement. J’ai eu de la chance, car quand ma mère disait en riant à ma grand-mère qu’elle m’offrait trop de livres, celle-ci rétorquait que c’était aussi important que la nourriture. De mes lectures d’enfant, je garde de précieux souvenirs. Parmi les titres qui me restent en tête, Mémoires d’un Ane, Les Malheurs de Sophie de la Comtesse de Ségur, Croc-Blanc et l’Appel de la forêt de Jack London, en passant par la révélation du Jardin Secret. Ce sont ceux là qui me poussaient à lire en cachette sous la couverture alors qu’il y avait école le lendemain et encore aujourd’hui je conserve dans ma tête quelques scènes, quelques images …

J’ai eu des moments où je lisais trop peu, et je le regrette à présent. La paresse, la magie informatique m’ont peu à peu volé mes soirées face à un bon livre et un chocolat chaud. Pendant mon adolescence, je me suis détournée des classiques au profit d’auteurs contemporains : Amélie Nothomb, B. Werber, Anne Rice, J.K Rowling, Stephen King, etc. Aujourd’hui, je continue à apprécier ou non ces lectures, je me rends compte que certaines étaient assez pauvres tandis que je me promets d’en relire d’autres.

J’apprends, en ce moment, à retrouver le plaisir de lire et de s’interroger face à un livre. De passer des nuits entières, boulimique de mots, à engloutir des pages et des pages sans jamais être rassasiée. Aujourd’hui, je lis essentiellement des “Classiques“, au sens large du terme : les œuvres plus ou moins connues de bonshommes plus ou moins morts et qui sont passées à la postérité. Je ne peux m’empêcher de considérer qu’il faut se tourner - ne serait-ce qu’un peu - vers le passé, avant de chercher à comprendre les livres d’aujourd’hui. Enfin … Je ne cherche plus spécialement le nouveau et le clinquant, le dernier livre à succès ; je flâne plutôt au hasard des rayons, et je picore, au gré de mes envies.
Ainsi, théâtre, poésie et romans classiques constituent l’essentiel de mes découvertes du moment et de ma PAL, pour mon plus grand plaisir.

Valériane

Chroniqueuse - Belgique - mail

val

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