Illusions perdues
Par valeriane | vendredi 09 mai 2008 à 20:47
Auteur : Honoré de Balzac
1ère édition : De 1837 à 1843
Ma note :
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Résumé
Lucien est poète. Il vit à Angoulème avec sa famille et son ami David Sechard, imprimeur.
Lucien tombe amoureux de Madame de Bargeton. Celle-ci l’invite dans ses soirées mondaines, afin qu’il puisse présenter publiquement ses recueils. Un jour, cette dame lui propose de monter à Paris, où il pourrait se faire connaître et devenir célèbre.
Malheureusement, arrivé dans la Capitale, Madame de Bargeton, la belle pimbêche, lui fait comprendre qu’elle ne veut plus le voir. Etant donné que Lucien ne fait pas partie de la bourgeoisie parisienne, il rencontre vite des difficultés financières et donc il lui est difficile de « bien paraître ». Pour tenter de sortir de ce cercle vicieux, il va devenir journaliste et gagner un peu d’argent avant la sortie de son livre. Finalement, c’est fauché qu’il doit revenir à Angoulême où la situation de sa famille s’est grandement dégradée. A cause de ses dépenses, sa famille et David Séchard ont dû faire face à beaucoup d’ennui…
Mon avis :
Classique de la littérature française, ce roman dépeint les moeurs sociales de l’époque. Ce roman est bien représentatif de l’écriture de Balzac : longues phrases, longues descriptions qui transmettent des connaissances encyclopédiques des thèmes abordés.
Pour les lecteurs peu familiarisés avec ce genre d’écriture, il est peut-être mieux de découvrir cet auteur avec des romans plus courts, pour ne pas être découragés dès le départ. Mais ce roman reste tout de même un incontournable.
Catégories : BALZAC Honoré de, Francophone, Valériane, XIXe siècle
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Madame Bovary
Par valeriane | vendredi 09 mai 2008 à 20:45
Auteur : Gustave Flaubert
1ère édition : 1857
Ma note : ![]()
Résumé
Voici un grand classique (ou plutôt romantique, si on parle du genre) incontournable, qui n’est pas barbant à lire (pour les plus réticent…)
Emma est une jeune femme, nourrie de romans à l’eau de rose où sont mis en scène des histoire d’amour, des drames, et une fin à la « ils vécurent heureux et eurent plein d’enfants… »
Et c’est justement ce genre de vie qu’elle espérait avoir en épousant Charles Bovary. Une vie trépidante, romantique à souhait, une passion débordante… Malheureusement, sa vie conjugale ne se passe pas vraiment comme elle l’imaginait. C’est juste une petite vie toute simple, mais pas comme on en lit dans ses romans préférés. Elle va donc tout mettre en oeuvre pour en changer et la rendre plus intéressante à ses yeux… mais faut-elle le bon choix ?
Mon avis
Ce roman raconte la vie d’une femme qui ne fait pas la distinction entre la vie et la fiction. Pour elle, le rêve fait partie de la réalité quotidienne, et bien évidemment, elle ne comprend pas pourquoi sa vie ne se déroule pas comme dans ses bouquins. Ce qui ressort de ce flou entre la « vraie vie » et le fiction, est bien sûr de la souffrance et de la tristesse.
Je vous conseille vivement ce bouquin, car il en est de ceux qu’on ne peut pas ne pas lire!
Catégories : FLAUBERT Gustave, Francophone, Valériane, XIXe siècle
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Le tour du monde en 80 jours
Par valeriane | vendredi 09 mai 2008 à 19:52
Auteur : Jules VERNE
1ère édition : 1873
Ma note :
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Résumé
L’histoire débute à Londres, où vit un certain Philéas Fogg. De nature peu expansive et très poctuelle, notre personnage a une vie réglée comme du papier à musique. Passepartout, « majordome » français, entre au service de Fogg avec un grand enthousiasme. Après de longues années mouvementées, il est heureux de trouver une certaine stabilité auprès de cet homme. Malheureusement pour lui, un soir, alors que Fogg rentre de son Club, il apprend qu’ils sont en partance pour le tour du monde. Suite à une discussion, Fogg a pris le pari de faire le tour du monde en 80 jours.
Mon avis :
Ce roman fait partie des grands classiques de Jules Verne. À travers cette aventure, il est difficile de passer à côté de la passion de l’auteur pour tout ce qui a trait à la technologie et à la science. Transportés autour du monde, l’auteur décrit de nombreux moyens de locomotion parfois « habituels », parfois hors du commun. Le rapport au temps tient le lecteur en haleine et le suspense est alimenté jusqu’à la dernière page.
C’est une chouette aventure, qui donne envie d’en découvrir bien d’autres.
Catégories : Francophone, VERNE Jules, Valériane, XIXe siècle
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Pauline
Par Mme Charlotte | vendredi 09 mai 2008 à 16:44
Auteur: Alexandre Dumas
1ère édition : 1838
Ma note :
4ème de couverture :
« Vous vous réveillerez dans un caveau où nul n’est descendu depuis vingt ans, et dans lequel, d’ici à vingt ans peut-être, nul ne descendra encore. N’ayez donc aucun espoir de secours, car il serait inutile. Vous trouverez du poison près de cette lettre: tout ce que je puis faire pour vous est de vous offrir une mort prompte et douce au lieu d’une agonie lente et douloureuse. Dans l’un et l’autre cas, et quelque parti que vous preniez, à compter de cette heure, vous êtes morte. »
Pauline (1838) est un des premiers romans de Dumas, où Monte-Cristo se trouve en germe. C’est un livre qu’il a écrit seul, et qui se déroule de son temps. La fiction brode sur les thèmes du roman gothique, en « noir », nuit, cottage en ruine, sentes perdues, passages secrets, brigands impitoyables, héroïne enterrée vivante, substitution de cadavres.
Pauline fait face à un bourreau mystérieux, « homme fatal». C’est le roman d’une jeunesse déboussolée qui tente de se faire une place dans une société mesquine.
Mon avis :
Alors que la moitié de la blogosphère vient de lire ce livre dans le cadre du club des bloggueuses, j’ai pris l’idée chez Pauline, qui l’avait lu et apprécié. Ayant dévoré avec joie et bonheur Le Comte de Monte-Cristo vers 13 ans, son billet m’avait donné envie de lire à nouveau cet auteur prolifique. Dix-neuf ans plus tard, il était temps !
On nage ici en plein romantisme, légèrement teinté de gothique, où l’amour et l’action se partagent le récit. Dumas, le premier narrateur, rapporte le récit de son ami Alfred de Nerval. Ce dernier lui explique les circonstances qui l’ont amené à rencontrer Pauline, ainsi les conséquences de cette rencontre. Au milieu de tout cela, Pauline confie à Alfred les événements précédant cette rencontre. Une mise en abîme donc, pour parler clair et technique. Jeunesse et innocences malmenées, amours déçues, trahisons, duels et crimes parsèment cette histoire plaisante, facile et rapide à lire. Trop rapide à lire, hélas. Heureusement, Dumas a beaucoup écrit, et notamment des pavés…
Tags: amour, gothique, passion, suspensCatégories : DUMAS Alexandre, Francophone, Mme Charlotte, XIXe siècle
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Lettre d’une inconnue
Par Mme Charlotte | samedi 19 avril 2008 à 16:11
Auteur: Stefan Zweig
Dans Romans et nouvelles
Titre original : Brief einer Unbekannten
1ère édition : 1922
Ma note :
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Résumé personnel :
Un écrivain célèbre reçoit une lettre de la part d’une femme inconnue qui lui déclare son amour. Au fil des pages il découvrira la passion dévorante d’une enfant, d’une jeune fille, puis finalement d’une femme qu’il n’a jamais réellement connue, et qui a traversé sa vie sans qu’il en ait pleinement conscience.
Mon avis :
La nouvelle commence par un court passage concernant l’écrivain et la lettre. Celui-ci la découvre en même temps que nous. Le nouvelle se compose donc principalement de cette lettre. Son auteur, une femme dont on ne saura jamais le nom, raconte l’amour qu’elle voue à cet écrivain depuis son enfance. La lettre couvre donc une quinzaine d’années, période durant laquelle l’inconnue a développé et entretenu une obsession pour cet homme qui ne la connait pas. D’attachement infantile son sentiment à son égard s’est transformé au fil des années en amour pur et désintéressé, puis en passion dévorante. Littéralement habitée par cet homme, l’inconnue raconte son effacement par rapport à la vie. Ne vivant que pour lui et par lui, elle renoncera à toute ce qui fait une vie de jeune fille. Elle refusera tout attachement définitif, entièrement dévoué à l’amour de sa vie qui continuera d’ignorer son existence jusqu’à la fin. Son récit délivre une vérité terrible, celle d’une vie détruite, d’une femme-fantôme qui n’a vécu qu’à travers cet homme, tenu à distance par les événements, son style de vie, et surtout par son ignorance des faits. Car l’inconnu amoureuse ne dévoilera jamais ses sentiments à l’homme qu’elle aime, elle gardera le secret jusqu’à la veille de sa mort. Elle n’avouera jamais qui elle est, ne sera jamais reconnue par l’écrivain dont elle parvient malgré tout à être une maîtresse parmi d’autres par deux fois. Jamais reconnue, jamais aimée, elle garde pourtant le silence pour ne pas être irrémédiablement rejetée. On est tout d’abord attendri par cet amour inconditionnel et secret, cette dévotion quasi-mystique, puis son comprend à quel point cette inconnue est dangereusement névrosée, au point de gâcher sa vie, ses amours et son équilibre. Si l’on ne sort ému de cette lecture, on ne peut qu’être inquiet par rapport à ce genre de sentiment, mêlé de masochisme, de soumission, et qui tient plus de l’obsession que de l’amour sincère. Les lecteurs romantiques y trouveront une sublime histoire d’amour, les autres le cruel récit d’une obsession stérile et vaine.
Catégories : Début du XXème siècle, Germanophone, Mme Charlotte, ZWEIG Stefan
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L’ornière
Par Mme Charlotte | samedi 19 avril 2008 à 16:05
Auteur: Hermann Hesse
Titre original : Unterm rad
1ère édition : 1906
Ma note :
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Quatrième de couverture :
Pourquoi lui avait-on ” inoculé l’idéal vulgaire et creux d’une ambition sordide et épuisante ” ? Ainsi s’interroge le héros de Hermann Hesse, Hans Giebenrath, un adolescent aux dons et à l’intelligence exceptionnels mais que le protestantisme et des méthodes d’enseignement impitoyables et orgueilleuses vont broyer sans remords. Hans ressemble comme deux gouttes d’eau à l’écrivain. Comme lui, il éprouve une attirance pour la nature, l’évasion et le rêve, et la nostalgie du monde lumineux d’autrefois. C’est un artiste. Il est aussi de la race des rebelles et des exaltés qui refusent l’embrigadement, l’insertion forcée dans un cadre de vie. Récit bouleversant et pathétique, encore empreint d’un certain romantisme, L’Ornière (1906) symbolise le drame et la détresse de l’” incompréhension “.
Mon avis :
Ce roman bucolique et poétique nous relate les espérances et les ambitions que des adultes nourrissent envers un adolescent paisible et rêveur. Hans prend à son compte cet arrivisme forcené, et suit ce qui semble être son destin d’élève supérieurement doué et intelligent. Malgré un avenir apparemment tout tracé Hans prendra un autre chemin, plus tragique, poussé par sa nature profonde et sans en avoir vraiment conscience. C’est joliment écrit, agréable à lire, et bien qu’un peu triste et pessimiste la fin est logique et inévitable.
Catégories : Début du XXème siècle, Germanophone, HESSE Herman, Mme Charlotte
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The monk
Par Mme Charlotte | vendredi 18 avril 2008 à 23:56
Auteur: Matthew Gregory Lewis
Titre en français : Le moine
1ère édition : 1796
Ma note :
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Quatrième de couverture :(édition française)
On le nomme “Monk” Lewis, tant cet écrivain a été marqué par sa créature scandaleuse. Le livre fut d’abord interdit par la censure et Lewis obligé d’en réviser l’édition. Il n’a que vingt ans lorsqu’il écrit Le Moine et confronte le lecteur avec l’Invisible d’une manière directe et brutale. Le Surnaturel y fait sauvagement irruption et s’impose ; d’où la réticence d’un Coleridge, déconseillant aux parents de mettre un tel livre dans les mains de leurs enfants.
Il connaissait bien la littérature allemande et traduisit plusieurs grands auteurs, tel Schiller. Il adaptera avec succès un roman de Zschokke, Le Bandit de Venise.
Il hérita d’une fortune importante à la mort de son père et, avec effroi, en découvrit les sources, dans les Indes Occidentales. Il mourut de fièvre jaune à son retour d’un second voyage, laissant un passionnant Journal qui dénonce le scandale des pratiques coloniales dont nul alors ne se souciait. Comme la plupart des auteurs “gothiques”, Monk Lewis ne fut jamais en odeur de sainteté auprès des critiques et il fallut attendre des auteurs comme Artaud ou Breton pour que certains considèrent enfin Le Moine avec sérieux.
Mon avis :
L’intrigue se déroule en Espagne (l’auteur semble l’oublier quelques fois quand il parle de Strada di San Iago ou Strada di la vida..curieux mélanges hispano-italien, ou alors je ne suis pas au courant de certains faits historiques et culturels), dans une société où la religion et la superstition cohabitent allègrement.
Un moine dont la réputation de saint a fait le tour de Madrid se voit peu à peu sombrer dans le péché et la luxure. Un jeune homme nommé Lorenzo de Medina tombe amoureux d’Antonia, venue à Madrid avec sa mère demander de l’aide à leur beau-frère et oncle, Don Raymond de las Cisternas, ami de Lorenzo. Don Raymond est amoureux d’Agnès, jeune soeur de Lorenzo, mais Agnès a pris le voile, et une évasion est mise en place. Hélàs, la jeune pécheresse est démasquée, l’évasion avortée. Entre-temps, le moine Ambrosio, orphelin voué à la vie monastique dès l’enfance, est séduit par une étrange femme qui le conduira à sa perte. Désormais dépravé, Ambrosio va jeter son dévolu sur la jeune Antonia. Encouragé et conseillé par Matilda, il va commettre les pires crimes pour arriver à ses fins.
Sorcellerie, châteaux hantés, amours contrariées et tragédies ponctuent cette horrible et délicieuse histoire, dense et passionnée. L’ambiance est noire, la descente aux enfers du moine est fascinante. Malgré les quelques longueurs du début le rythme est vite pris et on frémit aux destins funestes des personnages. Démasqué et sur le point de payer pour ses crimes, le moine vendra son âme au diable pour échapper au bûcher. Mais la fuite ne serait-elle pas pire que la réddition ?
Cette histoire gothique écrite à la fin du XVIII ème siècle par un jeune anglais de 20 ans donne un roman à la fois flamboyant et noir.
Catégories : Anglophone, LEWIS Matthew Gregory, Mme Charlotte, XVIIIe siècle
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Le Diable amoureux
Par Mme Charlotte | vendredi 18 avril 2008 à 23:52
Auteur: Jacques Cazotte
1ère édition : 1772
Ma note :
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Quatrième de couverture :
Lorsque don Alvare évoque Béelzébuth dans les ruines du palais Portici, le démon apparaît sous les traits d’une hideuse créature. Mais l’audacieux Alvare, vite maître de sa terreur, réduit le spectre à l’état d’esclave et en use comme Aladin de son génie. Sous les traits d’une sylphide, la créature n’a désormais plus rien de diabolique. Biondetta ! Comment rêver femme plus désirable, à la fois innocente et perverse, tourmentée et abandonnée ? Imposture ou magie, cette aventure qui se déroule en plein carnaval de Venise présente toutes les facettes d’un divertissement amoureux.
Mon avis :
Le diable amoureux est un très court roman, agréable à lire. Premier récit fantastique français il date de 1772, et semble a priori être une banale histoire de coeur, d’amours difficiles, de jalousies et de rivalités. L’ensemble est un résultat étrange, entre réalisme et fantastique. De nombreux auteurs s’en seront par la suite inspirés. Sympathique.
Catégories : CAZOTTE Jacques, Francophone, Mme Charlotte, XVIIIe siècle
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Le tour du monde en 80 jours
Par Mme Charlotte | vendredi 18 avril 2008 à 23:01
Auteur: Jules Verne
1ère édition : 1872
Ma note:
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Résumé :
Phileas Fogg, un gentleman anglais, fait un pari : celui de faire le tour du monde en 80 jours. Mais c’est sans compter sur les nombreuses péripéties et contretemps que lui et son domestique vont connaître durant leur périple.
Mon avis :
Je n’avais encore jamais lu un seul Jules Verne. La honte ! Il était donc temps de m’y mettre, car c’est quand même un précurseur de la SF ! Et je ne suis pas déçue par cet illustre visionnaire et talentueux conteur. Les aventures de Phileas Fogg sont rocambolesques, dépaysantes et pleines de surprises. Jules Verne décrit des personnages à la psychologie bien définie, Phileas Fogg est le type même de l’anglais excentrique et flegmatique, Passepartout est le français dégourdi, Fix le détective obstiné. Notre anglais “sans nerfs” tente de gagner le pari de parcourir le monde en 80 jours. Une occasion pour l’auteur de faire l’inventaire des moyens de transports de l’époque, alors en expansion, et d’ébaucher une peinture rapide de différentes cultures rencontrées par les protagonistes durant leur voyage. Chemin de fer, bateaux de commerce ou paquebot, traîneaux, éléphant, voitures, toutes les inventions de la révolution industrielle et les moyens plus classiques sont bons pour gagner le pari insolite et impossible. Fogg, imperturbable, suit son itinéraire avec conviction, tandis que de multiples contretemps vont jouer en sa défaveur, jusqu’à ce qu’il trouve une parade efficace, pour la plus grande stupéfaction de son fidèle Passepartout. Sauvetage d’une jeune hindoue sur le point d’être sacrifiée, attaque du train par les Sioux, Fogg pisté par Fix qui le prend pour un voleur, l’anglais parvient malgré tout à poursuivre sa route. C’est drôle, énergique, intelligent, agréable à lire.
Tags: aventures, humour“On ne connaissait à Phileas Fogg, ni femme ni enfants,- ce qui peut arriver aux gens les plus honnêtes -, ni parents ni amis, - ce qui est plus rare en vérité.”
“Passepartout eut comme une sensation d’humidité autour de la prunelle. Son maître avait fait un pas dans son cœur.”
“Quant à voir la ville il n’y pensait même pas, étant de cette race d’Anglais qui font visiter par leur domestique les pays qu’ils traversent.”
Catégories : Francophone, Mme Charlotte, VERNE Jules, XIXe siècle
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Une Vie
Par Corinne | vendredi 18 avril 2008 à 17:50
Auteur: Maupassant
1ère édition : 1883
Ma note : ![]()
Jeanne est une jeune fille naïve et sans expérience de la vie à qui, volontairement, on a tout caché pour la protéger. Lorsqu’elle rencontre Julien, c’est l’amour fou, ils ne tardent pas à se marier. Jeanne découvre alors la vie amoureuse: ses mystères mais surtout, ses désillusions.
Un récit qui n’a rien d’antique ou de dépassé. Certaines problématiques actuelles s’y reflètent agréablement: éducation sexuelle, trahisons amoureuses, relation mère-enfant… Et, à cette couche très contemporaine, s’ajoute un regard historique et très critique sur la condition de la femme au XIXème.
Le roman est doté d’un indéniable pessimisme que les amoureux avertis tendront cependant à nommer “réalisme”.
Extrait
Jeanne et Julien sont en Corse pour leur voyage de noces. Ils sont seuls, dans une nature sauvage, près d’une source naturelle.
[…] Et comme elle savourait la fraîcheur de l’eau, il lui prit la taille et tâcha de lui voler sa place au bout du conduit de bois. Elle résista; leurs lèvres se battaient, se rencontraient, se repoussaient. Dans les hasards de la lutte, ils saisissaient tour à tour la mince extrémité du tube et la mordaient pour ne point la lâcher. Et le filet d’eau froide, repris et quitté sans cesse, se brisait et se renouait, éclaboussait les visages, les cous, les habits, les mains. Des gouttelettes pareilles à des perles luisaient dans leurs cheveux. Et des baisers coulaient dans le courant.
Soudaine Jeanne eut une inspiration d’amour. Elle emplit sa bouche du clair liquide, et, les joues gonflées comme des outres, fit comprendre à Julien que, lèvre à lèvre, elle voulait le désaltérer.
Il tendit sa gorge, souriant, la tête en arrière, les bras ouverts, et il but d’un trait à cette source de chair vive qui lui versa dans les entrailles un désir enflammé.
Jeanne s’appuyait sur lui avec une tendresse inusitée; son coeur palpitait; ses seins se soulevaient; ses yeux semblaient amollis, trempés d’eau. Elle murmura tout bas : “Julien… je t’aime!” et, l’attirant à son tour, elle se renversa et cacha dans ses mains son visage empourpré de honte.
Il s’abattit sur elle, l’étreignant avec emportement. Elle haletait dans une attente énervée; et tout à coup elle poussa un cri, frappée, comme de la foudre, par la sensation qu’elle appelait. […]
Tags: critique, destin, naturalisme, réalismeCatégories : Corinne, Francophone, MAUPASSANT Guy de, XIXe siècle
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